Peut-on attendre de nos théories scientifiques qu’elles consti- tuent une structure unifiée, ou forment-elles plutôt une sorte de « patchwork » dont les pièces demeurent autonomes les unes des autres ? La multiplication des représentations, parfois inconci- liables, d’un même phénomène (par exemple
Peut-on attendre de nos théories scientifiques qu’elles consti- tuent une structure unifiée, ou forment-elles plutôt une sorte de « patchwork » dont les pièces demeurent autonomes les unes des autres ? La multiplication des représentations, parfois inconci- liables, d’un même phénomène (par exemple l’évolution du cli- mat) compromet-elle la capacité de la science à nous délivrer des connaissances fiables ? Existe-t-il une seule façon correcte de classer les choses que les sciences doivent s’efforcer de découvrir, ou le caractère pluraliste de nombre de taxinomies actuelles est- il indépassable ? De telles questions sont aujourd’hui au cœur du débat philosophique sur l’unité ou la pluralité des sciences, débat qui frappe d’emblée par son caractère multiforme et l’importance de ses enjeux, pratiques, épistémiques et métaphysiques. L’ou- vrage en propose une structuration inédite et développe, dans un style d’argumentation analytique, plusieurs thèses pluralistes nouvelles.
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